Terminator 2 : Le jugement dernier - 1991

Terminator 2 : Le jugement dernier - 1991
J'avais déjà beaucoup aimé le premier volet...
Mais rien en comparaison avec celui-ci!!! THE CHOC!!! :-))

Etats-Unis / France 137 mn
Réalisateur : James Cameron
Scénario : James Cameron, Williams Wisher Jr.
Photographie : Adam Greenberg
Musique : Brad Fiedel
Interprètes : Arnold Scharwenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick, Earl Boen, Joe Morton, S. Epatha Merkerson, Castulo Guerra, Danny Cooksey, Jenette Goldstein, ...
Oscars : Meilleurs effets spéciaux sonores, meilleurs effets spéciaux visuels, meilleur maquillage, meilleur son


Synopsis :
En 2029, après leur échec pour éliminer Sarah Connor, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, pour retourner dans le passé et éliminer son fils John Connor, futur leader de la résistance humaine. Ce dernier programme un autre cyborg, le T-800, et l'envoie également en 1995, pour le protéger. Une seule question déterminera le sort de l'humanité : laquelle des deux machines trouvera John la première ?

Critique de "1001 Films" :
C'est en 1984 qu'Arnold Schwarzenegger s'est vu confier le meilleur rôle de sa carrière : celui du robot tueur peu bavard venu du futur. Il n'était donc pas étonnant qu'il reprenne le personnage sept ans plus tard, dans une suite toujours réalisée par Cameron. Cette fois, le cyborg T-800 est le "bon". Il est envoyé par John Connor, chef des rebelles du futur (personnage incarné par Michael Biehn dans le premier épisode) pour protéger le même Connor encore enfant (Edward Furlong) et sa mère Sarah (Linda Hamilton) et leur permettre de mener le futur combat contre les machines qui ne manqueront pas de s'emparer de la Terre (sujet de Terminator 3).
Ce qui est impressionnant, c'est ce contre quoi le T-800 lutte : une nouvelle race de Terminator, bien plus épouvantable que l'originale. Le T-1000 (Robert Patrick) est fait de métal liquide et, grâce à des effets spéciaux époustouflants, peut prendre n'importe quelle forme comme se reformer à partir d'une flaque pour poursuivre sa mission finale : éliminer John et Sarah. En fait, tout ici est plus grand, plus fort, plus gros que dans le premier épisode : les muscles de Linda Hamilton, la pyrotechie, la mise en scène imaginative, et l'action sans limites.

Le réalisateur James Cameron a voulu les effets spéciaux à la hauteur de son ambition : il a donc fait appel à trois sociétés différentes pour Terminator 2 : Fantasy II pour les séquences de guerre, 4-Ward pour l'explosion nucléaire et le métal fondu et, enfin, ILM (Industrial Light and Magic), la compagnie de Georges Lucas, pour l'animation du T-1000 et les graphismes par ordinateur. 53 millions de dollars, soit plus de la moitié du budget global, furent consacrés aux effets spéciaux du film. A juste titre, de nombreux observateurs considèrent Terminator 2 comme une révolution dans le domaine.

Dans Terminator 2, l'acteur Arnold Schwarzenegger prononce 700 mots. Il avait 17 phrases à son actif dans le premier volet de la saga. (lol)

Terminator 2 a été le premier film de l'histoire du septième art à voir son budget atteindre la barre des 100 millions de dollars.

Une vraie révolution pour moi à sa sortie!!
J'adorais absolument tout tout tout!!!!!
En plus, à l'époque, j'étais dingue des Guns'n'roses, qui avaient composé LA chanson du film : You could be mine ;-)

Même plus de 10 ans après, je reste toujours sur le cul devant les effets spéciaux!!
Par contre, le troisième opus, j'ai pas du tout du tout aimé!! :-//
J'ai lu sur un site qu'il y allait avoir un 4 et un 5...et qu'ils seraient réalisés par James Cameron himself...info? intox?? we'll see! ;-)

# Posté le mercredi 04 mai 2005 15:02

Modifié le mercredi 04 mai 2005 15:35

Sur les quais - 1954

Sur les quais - 1954
Elia Kazan, le réalisateur, a dit de Marlon Brando : "Ce que je trouve extraordinaire dans sa performance, c'est ce contraste entre son apparence de dur et la délicatesse de ses gestes. Quel autre acteur poserait calmement la main sur le pistolet avec lequel le menace son frère pour le repousser d'une caresse ? Qui d'autres pourrait dire "oh, Charley !" avec un ton de reproche si mélancolique et si poignant qu'il fait ressentir toute la profondeur de sa peine ?"
Quel autre acteur hein? Je vous le demande! ^^

Etats-Unis 108 mn n.b
Réalisateur : Elia Kazan
Scénario : Malcolm Johnson, Budd Schulberg, d'après les articles de Malcolm Johnson
Photographie : Boris Kaufman
Musique : Leonard Bernstein
Interprètes : Marlon Brando, Karl Malden, Eva Marie Saint, Lee J.Cobb, Rod Steiger, Pat Henning, Leif Erickson, James Westerfield, Tony Galento, ...
Oscars : Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur acteur pour Marlon Brando, meilleure actrice dans un second rôle pour Eva Marie Saint, meilleure direction artistique, meilleure photographie, et meilleur montage
Lion d'argent au Festival International du Film de Venise (ainsi que prix OCIC pour Elia Kazan, et prix de la critique italienne)


Synopsis :
Dans le port de New York, un gang a la haute main sur un syndicat de dockers et exploite honteusement ces derniers. Terry Malloy, boxeur raté, se trouve un jour involontairement mêlé au meurtre d'un homme qui a refusé de se plier aux exigences du syndicat dirigé par l'avocat John Friendly et Charley Malloy, son propre frère.
Edie Doyle, s½ur de l'homme assassiné, demande à Terry de l'aider à trouver les preuves indispensables pour faire arrêter les meurtriers. Malloy accepte et devient du coup un témoin gênant. Le syndicat décide alors de confier à Charley le soin de supprimer son frère...


Critique de "1001 Films" :
"J'aurais pu avoir de la classe, j'aurais pu être un champion. J'aurais pu être quelqu'un au lieu de n'être qu'un tocard, ce que je suis, il ne faut pas se leurrer." Sur les quais a fait l'effet d'une bombe dans un pays ébranlé par les trahisons et la paranoïa de la peur anti-communiste. Brûlant et tendre, il a introduit à Hollywood un genre nouveau de réalisme social choc, en grande partie grâce à la prestation inoubliable d'un certain nombre d'acteurs issus du bouillonnant théâtre new-yorkais de l'après-guerre.
Terry Malloy (Marlon Brando, au summum de sa beauté), un boxeur raté devenu docker et homme à tout faire du patron syndical corrompu Johnny Friendly (Lee J.Cobb), est déstabilisé apr le rôle accidentel qu'il a tenu dans le meurtre d'un ancien docker. Sa culpabilité redouble lorsqu'il tombe amoureux de la soeur du mort, Edie Doyle (Eva Marie Saint dans son premier grand rôle), mais le vrai déclic se produit quand il se rend compte que lui aussi a été trahi, de la façon la plus déchirante qui soit, par son propre frère Charley (Rod Steiger), avocat et bras droit de Friendly. Edie réussit à persuader le prêtre relativement inefficace de la paroisse (Karl Malden) d'entreprendre une croisade contre le système de racket du syndicat des dockers, et les intimidations de Friendly prennent un tour sanglant. Terry défie tout de même la loi du silence en témoignant devant une commission parlementaire. Bien que n'ayant fait que son devoir, il est accueilli comme un traître par la communauté des docks et passé à tabac jusqu'à ce que ses camarades, effrayés, se décident à prendre son parti, brisant enfin l'étau de Friendly sur leur travail et leur vie.
Le film est très visiblement inspiré de "Crime sur les quais", une série d'articles signés Malcolm Johnson et dénonçant le racket dans le port de New York/New Jersey. Ce fut d'abord l'auteur dramatique Arthur Miller qui s'attela au scénario à la demande du réalisateur Elia Kazan. Mais après le témoignage de Kazan devant la commission des activités anti-américaines, Miller coupa les ponts. Kazan se tourna alors vers un autre témoin à charge, l'écrivain Budd Schulberg. La réputation des deux hommes ne s'en remit jamais, et Sur les quais est souvent considéré comme une tentative de justification ou de plaidoyer. Kazan a reconnu s'être identifié au conflit intérieur de Terry Malloy. Quoi qu'on puisse en penser, le contexte douloureux imprègne tout le film d'une tension affective qui sert le réalisme du sujet traité et le naturel des interprétations (superbement soulignées par la musique de Leonard Bernstein).
Le face-à-face de Terry et de Charley à l'arrière d'un taxi est la scène la plus souvent citée, mais il y a d'autres moments forts : lorsque Brando joue avec le petit gant d'Eva Marie Saint et finit par l'enfiler ; lorsque Terry découvre que ses chers pigeons ont été tués par un petit voisin qui l'admirait ; lorsqu'il enfonce la porte d'Edie pour lui arracher un aveu d'amour et que tous deux s'effondrent au sol en un baiser éperdu.
Aujourd'hui comme hier, ce film fixe toujours sur la trahison un regard implacable.

Elia Kazan a fait en sorte que son film paraisse le plus authentique possible. Le tournage a eu lieu à New York et dans le New Jersey en extérieur sur de vrais docks. Au niveau du casting, les hommes de main de Johnny Friendly sont trois anciens boxeurs professionnels qui ont tous rencontré le champion poids lourds Joe Louis. De même, les figurants sont pour la plupart de vrais dockers.

Elia Kazan a reconnu après coup que la nuit des oscars où Sur les quais a été récompensé était un des plus beaux jours de sa vie : "Cette nuit-là, j'avais enfin ma revanche. J'en appréciais chaque minute. Sur les quais était ma propre histoire, j'ai travaillé dur tous les jours sur ce film. J'y disais au monde ce que je pensais. Mes critiques pouvaient aller se faire voir."

Martin Scorsese, grand admirateur du travail d'Elia Kazan, rend un hommage très appuyé à Sur les quais dans Raging Bull. Au-delà des nombreux parallèles qui existent entre la vie de Jack La Motta et Terry Malloy, Robert De Niro reprend dans la dernière scène toute la tirade de Marlon Brando à son frère dans le taxi où l'acteur prononce la réplique restée célèbre "I could have been a contender.

Un film à voir au moins une fois dans sa vie!!!
BRANDO MAGISTRAL!!!!!!!!!!

# Posté le mercredi 04 mai 2005 14:17

Le cercle des poètes disparus - 1990

Le cercle des poètes disparus - 1990
Jayjay m'a fait un ti boudin...
La vilaine Morgane a eu un article pour elle toute seule, et pas lui??
Il me demandait s'il fallait laisser des coms bidons pour avoir un article aussi lol...et ben non, la preuve! ;-)
Kissoux mister!

Etats-Unis 128 mn
Réalisateur : Peter Weir
Scénario : Tom Schulman
Photographie : John Seale
Musique : Maurice Jarre
Interprètes : Robin Williams, Ethan Hawke, Robert Sean Leonard, Josh Charles, Gale Hansen, Dylan Kussman, Lara Flynn Boyle, James Waterston, Norman Lloyd, Kurtwood Smith, ...
Oscar du meilleur scénario (et 3 autres nominations : meilleur film, meilleur réalisateur, et meilleur acteur pour Robin Williams)


Synopsis :
L'Académie Welton est l'un des meilleurs collèges des Etats-Unis. Lors de la rentrée 1959, Neil Perry retrouve ses camarades : Gérard l'excentrique, Steven le fort en thème, Knox le romantique, Charles la tête brûlée et Richard l'opportuniste. Un nouveau venu se joint à eux : le timide Todd Anderson. Tous se préparent à une année de labeur sans joie. C'est sans compter avec leur nouveau professeur de littérature, John Keating. Intelligent, libéral et plein de fantaisie, il séduit d'emblée ses élèves. Avec lui, la poésie devient vivante et l'enseignement n'est plus coupé de la vie. A son instigation, Neil et ses amis recréent le "cercle des poètes disparus" : la nuit ils se réunissent dans une grotte pour lire des vers et échanger des idées...

Le Cercle des poètes disparus est basé sur les propres souvenirs de collège du scénariste Tom Schulman. Ce fut d'aileurs son premier scénario, qu'il écrivit en 1985.

La célèbre phrase "Carpe Diem" ("Vis l'instant présent" en français), répétée tout au long du film, est inscrite pour l'éternité dans la plaque de ciment de Robin Williams, plaque de postérité visible au Mann's Chinese Theatre de Los Angeles.

Le Cercle des poètes disparus a été tourné dans l'ordre chronologique de son scénario, fait plutôt rare pour un tournage. Le réalisateur Peter Weir souhaitait ainsi que le développement des relations entre les élèves et Mr Keating soient encore plus naturelles.

Je crois que tout le monde a un jour rêvé d'avoir un prof comme Robin Williams! (perso, j'ai eu le mien...my dear english teacher in High School ;-) )
Et ce film...magnifique, tout simplement...
Il a touché les spectateurs et les critiques grâce à des acteurs brillants, une histoire dont on sort grandi et une réalisation particulièrement soignée...
De l'humanité, de la passion, de l'amitié, de l'amour, de l'espoir, de l'injustice, de la fougue...beaucoup de sentiments sont représentés avec merveille...et la prestation de Robin Williams est absolument grandiose!!!!!
Si ce n'est pas fait, mais j'en doute fort, à voir au plus vite!!!!!


Je mets ici le fameux poème de Walt Whitman (poème inspiré de la mort tragique d'Abraham Lincoln...) :
Ô Capitaine ! mon Capitaine ! fini notre effrayant voyage,
Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,
Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;
Mais ô coeur ! coeur ! coeur !
Oh ! les gouttes rouges qui lentement tombent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Etendu mort et glacé.
Ô Capitaine ! mon Capitaine ! lève-toi et entends les cloches !
Lève-toi - c'est pour toi le drapeau hissé - pour toi le clairon vibrant,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannés - pour toi les rives noires de monde,
Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi;
Tiens, Capitaine ! père chéri !
Je passe mon bras sous ta tête !
C'est quelque rêve que sur le pont,
Tu es étendu mort et glacé.
Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné;
Ô rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
Je foule le pont où gît mon Capitaine,
Etendu mort et glacé.


Et je terminerai par cette citation de Whitman, tellement juste...
"Cueille dès maintenant les fleurs de la vie car la mort est si pressée que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui aura bientôt trépassé".


NB : alors Jayjay...happy?? ;-))

# Posté le mardi 03 mai 2005 04:16

Arghhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!

Arghhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!
Sont vraiment sympas les gens qui laissent des coms des fois!! ^^
Vraiment, j'apprécie!!


Expéditeur : morgane
Rédigé le : Jeudi 28 avril 2005 à 17:30
Commentaire : LARRY ET ANDY WATCHOWSKI?????????????????
ben va voir matrix apres on verra mdr
LUC BESSON???????????
et le cinquieme element????????? et leon??????
-------------> C'est toujours cool d'être prise pour une inculte (lol)...j'ai vu Matrix mademoiselle (les 3 même, wouah!!)! Mais il n'empêche que j'aime pas!
Leon, oui, mais Le cinquième élément, non! Et toutes les merdes qu'il produit, comme Taxi, Yamakasi et compagnie, c'est mort!


Expéditeur : morgane
Rédigé le : Jeudi 28 avril 2005 à 17:29
Commentaire : moi ya des actrices pr lesquelles je ne suis pa d'accord!!!!!!
Milla Jovovich j'adore stt ds Resdient Evil!!!!, Jennifer Love Hewiit aussi jour bien!!!! celle qui joue ds les bronzes aussi trop marrante mdr!! enfin qd on a des gouts de chiottes.....
et g pas de pires actrices
-------------> Oki, j'ai des goûts de chiotte mdr
Mais Milla Jovovich et Jennifer Love Hewitt...euh...c'est l'hopital qui se fout de la charité là??? lol


Expéditeur : MORGANE
Rédigé le : Jeudi 28 avril 2005 à 17:33
Commentaire : Richard Gere???? Gerard Depardieu?????? Will Smith????
Heath Ledger????? Christian Clavier??? (bon ok il a serrer la main a sarko ms qd meme!!!)
Par contre moi ausi je hai Arnold Swarzenegger!!!!! baaahh!!
-------------> Rien à voir avec Sarko, j'aime pas sa gueule!
Et les autres, ben j'aime pas non plus, c'est comme ça!


Expéditeur : morgane
Rédigé le : Jeudi 28 avril 2005 à 17:38
Commentaire : NAZE?????????????????????????????????????? CMMT OSE TU?????????? C TOI QUI EST NAZE!!!!!!!!!!
bbbbbbbbbiiiiiiiiiiiiiiippppppppppppppppppp (censure)
-------------> T'aurais ptet mieux fait de censurer avant...voire de pas laisser de coms du tout!
Pour en laisser d'aussi constructifs de toute façon, autant rien mettre! lol


Pour conclure, tu sauras chère Morgane, que tous les goûts sont dans la nature! Et que forcément, y'a des gens qui seront pas d'accord avec toi! C'est la vie, faut faire avec! ;-)
En attendant, quand ça te plait pas, plutôt que de virer outrée ridicule, ou pire méchante, y'a un truc magique...tu vois la tite croix en haut à droite? ben tu cliques dessus! ;-) ^^


NB :Pix "open your mind"..."ouvre ton esprit"...ça colle bien ;-)

# Posté le jeudi 28 avril 2005 13:52

Modifié le jeudi 28 avril 2005 14:03

Eyes wide shut - 1999

Eyes wide shut - 1999
Wouah deux Kubrick qui se suivent?!?!
Qu'est-ce qui m'arrive?? lol
Ptet votre enthousiasme sur l'article précédent qui m'a motivée, qui sait?! lol

Etats-Unis 159 mn
Réalisateur : Stanley Kubrick
Scénario : Stanley Kubrick, Frederic Raphael, d'après la nouvelle Rien qu'un rêve d'Arthur Schnitzel
Photographie : Larry Smith
Musique : Jocelyn Pook
Interprètes : Tom Cruise, Nicole Kidman, Madison Eginton, Jackie Sawiris, Sydney Pollack, Leslie Lowe, Peter Benson, Todd Field, Michael Doven, Sky Dumont, Randall Paul, Lisa Leone, Marie Richardson, Vinessa Shaw, Rade Sherbedgia, Leelee Sobieski, ...
Prix Bastone Bianco au Festival International du Film de Venise


Synopsis :
William Harford est médecin et mène une existence familiale équilibrée avec sa femme et sa petite fille. Tout bascule le jour où Alice lui avoue avoir eu une fois le désir de le tromper et de l'abandonner pour un autre homme...

Critique de "1001 Films":
Ou le parfait post-scriptum de l'oeuvre de Stanley Kubrick, qui mourut peu après son achèvement. On retrouve la signature de l'auteur dans ce film intriguant, intellectuel, intense, perfectionniste et réalisé de main de maître, qu'on peut à juste titre qualifier aussi d'ampoulé, de glacial et de laborieux. On s'y rua à sa sortie, grâce en partie à un teaser très "chaud" du couple régnant du glamour mondial du moment, Tom Cruise et Nicole Kidman, qui partageaient l'affiche. Cependant, les recettes connurent un fléchissement certain quand le bruit courut que le film n'était pas tant un drame érotique qu'un psychodrame qui sondait le mariage, la fidélité, le désir, la jalousie et la paranoïa sexuelle. Adapté par Kubrick et Frederic Raphael de la nouvelle Rien qu'un rêve de Schnitzler (l'auteur de La Ronde), il traite de la réalité de l'amour physique face aux illusions romantiques.
Le William Harford joué par Cruise est un médecin prospère de Manhattan, nanti d'une femme ravissante, d'une enfant et de patients de la haute société exigeants (l'un d'entre eux est joué par le cinéaste Sydney Pollack). Alice, frustrée, dirige sans grand succès une galerie d'art, ce qui lui laisse largement le temps de s'éclater et de remettre en cause un mariage jugé parfait, vu de l'extérieur. Au cours d'une dispute, elle fait certaines révélations à son époux trop sûr de lui, qui expédient Harford dans une errance nocturne. Pendant cette odyssée onirique, il rencontre des êtres aux fixations tristes ou aux sales petits secrets, et un jazzman qui lui fait un récit bizarre, ce qui achève de convaincre que tout le monde se donne du bon temps tandis que lui n'est hanté que par les images de sa femme. L'étrange et frappant plat de résistance de son vagabondage est une mystérieuse orgie rituelle d'échangistes masqués (retouchés numériquement aux USA pour en atténuer les détails sexuels les plus crus). La séquence, plus théâtrale qu'érotique, proclame que toute aventure sexuelle sans affect se solde par le néant et la mélancolie.
Si l'interprétation de Cruise est éclipsée par celle de Nicole Kidman, dont le rôle plus restreint est émotionnellement plus explicite, sa présence à chaque plan ou quasiment dote le film de son pesant d'humanité. Son amour-propre masculin blessé, la soufrance, sa vulnérabilité et sa perplexité colorent la sympathie de ce qui se limiterait sans cela à une observation cynique et clinique des rapports humains. Mais à son habitude, Kubrick transmet sa vision personnelle incontrôlable par le biais d'un style superbe de singularité.

Stanley Kubrick songeait déjà à adapter la nouvelle de Schnitzler dès 1968. A cette époque, il venait de terminer 2001 L'Odyssée de l'espace. Mais Kubrick réalisa finalement Orange Mécanique.

Non, en fait, même si ça me fait plaisir de vous faire plaisir (Chris, Bastien, Mike, Chris...tel ;-) ), je mets ce film, parce que je viens juste de finir de lire Da Vinci Code, et qu'ils y font allusion ;-)
Donc, pour taire définitivement les rumeurs d'orgie scandaleuse (ouh là!!!! lol), hop! ti cours d'histoire! ;-)

Le Hieros Gamos n'est pas une orgie sexuelle, c'est une cérémonie sacrée.
Un rite vieux de plus de deux mille ans. Les prêtres et les prêtresses égyptiens le célébraient régulièrement pour commémorer le pouvoir procréateur de la femme.
En grec, Hieros Gamos signifie Mariage sacré.
C'est un acte spirituel qui n'a rien à voir avec l'érotisme. Le rite consistait à recréer l'union qui permettait à l'homme et la femme de rencontrer Dieu. Les Anciens pensaient que le mâle était spirituellement incomplet tant qu'il n'avait pas acquis la connaissance charnelle du Féminin sacré. L'union physique avec la femme était le seul moyen de trouver la plénitude spirituelle et de parvenir à la gnose - la connaissance du divin. Depuis l'époque d'Isis, les rites sexuels étaient considérés comme des ponts jetés entre la terre et le ciel.
En communiant avec la femme, l'homme pouvait atteindre un moment culminant de vide mental absolu, qui lui faisait entrevoir Dieu.
Pour les Anciens, l'acte sexuel n'avait pas la même connotation qu'aujourd'hui. Il était la source d'une nouvelle vie, le miracle ultime. Et les miracles n'étaient accomplis que par un dieu. L'aura sacrée de la femme résidait dans son aptitude à donner la vie - c'était ce miracle qui faisait d'elle une déesse. L'union sexuelle fusionnait les deux moitiés de l'esprit humain - masculin et féminin - et c'est par elle que l'homme atteignait Dieu. La cérémonie n'avait rien de sexuel, c'était un acte spirituel.
Le Hieros Gamos n'est pas une orgie sexuelle, c'est une cérémonie sacrée.
Les Hébreux d'autrefois croyaient que le Saint des Saints, dans le Temple de Salomon, abritait non seulement Dieu, mais son puissant double féminin, Shekinah. Les fidèles qui recherchaient l'accomplissement spirituel se rendaient au Temple, où ils s'accouplaient avec les prêtresses pour expérimenter le divin à travers l'union charnelle.
A Argos, où, selon la légende, Héra (la femme de Zeus) avait vu le jour, on célébrait chaque année le Hieros Gamos (mariage sacré). La statue d'Héra était parée et revêtue d'une robe de mariée. Un peu plus tard, au cours d'une nouvelle cérémonie, on baignait et purifiait la statue dans la source Canathos; ce rite avait pour but de "revirginiser" la déesse-mère en prévision de son prochain mariage. Les participants se couronnaient d'osier, emblème de pureté.
L'usage que l'homme faisait de la sexualité pour communier directement avec Dieu représentait une sérieuse menace pour la jeune Eglise chétienne, qui se posait en intermédiaire unique de la relation à Dieu. Elle a donc tout fait pour diaboliser l'acte sexuel et le stigmatiser comme dégoûtant et ignominieux. Et d'autres grandes religions en ont fait autant...
Une bonne dizaine de sociétés secrètes dans le monde - et pas des moins influentes - perpétueraient encore la tradition des rites sexuels païens.
C'est cela que l'on voit dans Eyes wide shut... un mariage sacré, tout simplement... ;-)
Mode "culture" off :-)


Kubrick considérait Eyes wide shut comme son film préféré...
Avec le scénar, les interprétations des acteurs (décidément, je me fais de plus en plus à Tom Cruise...ça va faire plaisir à certains ;-) ), la musique, la photographie, tout!, je peux aisément le comprendre... :-)
A voir absolument!!!

# Posté le mercredi 27 avril 2005 03:25

Modifié le mercredi 27 avril 2005 15:13