Les démons de Jesus - 1997

Les démons de Jesus - 1997
Quand j'étais plus jeune, j'allais au cinéma minimum 4 fois par semaine...
Une fois par an, il y avait "La nuit du cinéma"...
Diffusion, de 20h à +/- 7h du matin, de 5 films français (avec distribution de boissons, de chocolats, c'était cool! ^^), avec, à l'issue de la nuit, un vote pour élire le meilleur film français de l'année...
En 1997, je pense que c'est La vérité si je mens qui avait gagné...;-)
Enfin, tout ça pour dire que j'y ai découvert ce film, et que je me suis poilée pendant 2h!! lol

France 117 mn
Réalisateur : Bernie Bonvoisin
Scénario : Bernie Bonvoisin
Photographie : Bernard Cavalié
Interprètes : Thierry Frémont, Nadia Farès, Patrick Bouchitey, Victor Lanoux, Antoinette Moya, José Garcia, Elie Semoun, Martin Lamotte, Marie Trintignant, Yann Collette, ...


Synopsis :
En 1968, on pouvait tout faire... ou ne rien faire. C'est cette dernière solution qu'ont choisie les Jacob, des gens du voyage qui ont posé leurs valises dans un pavillon de la banlieue ouest. Tandis que Rita, la mère courage, tient la maison, que Marie, la frangine belle comme le jour, essaie de s'en sortir, le père picole, le petit dernier sèche l'école, et les deux inséparables Néné et Jésus collectionnent petites combines et gros ennuis...

C'est un petit film de rien du tout, mais les acteurs sont tous formidables (José Garcia en tête!! Je m'attendais à le voir dans un rôle vraiment comique... ben vraiment pas!! Terrible!!), et on pleure de rire à chaque réplique! ;-)
Les dialogues... un mix de ceux d'Audiard et des phrases incompréhensibles de Brad Pitt dans Snatch lol
C'est kitsch juste comme il faut, j'adore!!


C'est drôle... c'est aussi dramatique parfois... c'est vraiment à voir!!!

# Posté le vendredi 13 mai 2005 04:43

Chiens de paille - 1971

Chiens de paille - 1971
Dustin Hoffman dans un rôle à contre-emploi, magistral!!
Le cinéma de Peckinpah, j'adore... définitivement ;-)

Grande-Bretagne 118 mn
Réalisateur : Sam Peckinpah
Scénario : Sam Peckinpah, David Zelag Goodman, d'après le roman The siege of trencher's farm de Gordon M.Williams
Photographie : John Coquillon
Musique : Jerry Fiedling
Interprètes : Dustin Hoffman, Susan George, Peter Vaughan, T.P McKenna, Del Henney, Jim Norton, ...


Synopsis :
David, jeune mathématicien, fuit l'Amérique et son atmosphère orageuse. Il émigre en Cornouailles où il est confronté dès son arrivée à l'agressivité des autochtones. Atteint dans ses convictions, il aura lui aussi recours à une violence qu'il combat...

Critique de "1001 Films" :
Sam Peckinpah, qui ne s'était jamais distingué par sa délicatesse, signait avec Chiens de paille un film controversé et électrique, surtout après la violence plus stylisée de son western de 1969, La horde sauvage. Dustin Hoffman incarne David, un mathématicien timoré qui emménage dans le village natal de son épouse Amy (Susan George) en Cornouailles. La jeune femme affiche sa réussite et sa beauté devant les villageois qui considèrent le couple en intrus. La tension monte, mettant à mal le ménage déjà branlant. Le malaise de David augmente à mesure que les villageois expriment leur mépris de manière de plus en plus agressive, mais ce n'est que lorsque Amy est violée qu'il laisse exploser sa violence.
Défendant plus qu'implicitement le principe de l'autodéfense, apparemment la seule issue d'un homme poussé à bout, Chiens de paille est également ambigu envers le personnage d'Amy. Elle se promène dans des pulls moulants et flirte sans vergogne avec d'anciens petits amis, si bien que lorsqu'elle est agressée, Peckinpah laisse d'abord entendre qu'elle l'a bien cherché, tant en bafouant son mari trop sérieux qu'en cherchant à le sortir de son inertie. Mais cette ambiguïté disparaît dans la terrifiante scène du viol. Quand celle-ci s'achève, le spectateur est presque aussi secoué que la victime.
Après cette escalade de brutalité, on doit encore affronter une conclusion d'une sauvagerie délibérée. En entretenant avec art un rythme déséquilibré par un montage déroutant et une montée progressive de l'intensité, Peckinpah exploite et pousse encore plus loin les émotions du spectateur en accumulant les éléments jouant contre les deux camps. Mais l'issue, dérangeante et sanglante, n'apporte ni défoulement ni satisfaction. Au contraire, elle laisse abasourdi et perplexe. La moralité incertaine du film a déclenché la controverse, ce qui, paradoxalement, donne de la valeur à l'instinct de Peckinpah. On n'aime peut-être pas ce qu'on voit, mais on ne peut s'empêcher de regarder.

Une scène de viol incroyablement longue et malsaine... un peu comme dans Irreversible, mais trente ans auparavant...
Si nous on est choqués maintenant, demandez vous en 1971... :-/

C'est dérangeant, parce qu'il est à la fois question de violence physique et psychologique...
Et David, qui avait quitté les Etats-Unis pour fuir la violence des émeutes, devient en fait aussi bestial que les autres...
Plus de pacifisme, plus de compréhension, plus de discours... à la fin, seule la violence compte...

D'un pessimisme noir, le film a purement et simplement été banni en Grande-Bretagne! Merci mister dvd de nous permettre de le voir! ^^ lol

Pour moi, film culte!!

# Posté le vendredi 13 mai 2005 04:04

La maison au bout du monde - 2005

La maison au bout du monde - 2005
Et Dieu créa l'homme.... aaaaaaahhhhhhhhh Colin!!!!!
Il est pas encore sorti, donc forcément j'ai pas pu le voir, mais j'en crève!!!!!!!!

Etats-Unis 95 mn
Réalisateur : Michael Mayer
Scénario : Michael Cunningham, d'après son roman
Photographie : Enrique Chediak
Musique : Duncan Sheik
Interprètes : Colin Farrell, Robin Wright Penn, Dallas Roberts, Sissy Spacek, Andrew Chalmers, ...


Synopsis :
Depuis leurs premières années d'école, Bobby et Jonathan sont inséparables. Chacun trouve chez l'autre ce qui lui manque. Pour Jonathan, Bobby et son goût de la liberté sont une ouverture sur le monde. Pour Bobby, la famille de Jonathan et surtout sa mère, Alice, lui apportent la stabilité qu'il n'a jamais connue.
En grandissant, les deux garçons se séparent un temps, puis se retrouvent quelques années plus tard à New York. Avec Claire, une jeune femme libre d'esprit, ils vont s'inventer une famille comme ils en ont toujours rêvé...


L'auteur est aussi celui de The Hours, avec Nicole Kidman, Meryl Streep et Julianne Moore, et pour lequel il gagna le Prix Pulitzer... ;-)
Comme dans The Hours (prochainement sur mon blog ;-) ), trois époques, correspondant cette fois à trois moments de la vie d'un seul et même personnage et non plus de trois femmes distinctes, sont une fois encore passées en revue.
Le Bobby de 1967 va tout d'abord se retrouver projeté dans une immense solitude, perdant tous ses repères en même temps que sa famille, avant d'en retrouver une d'adoption à l'adolescence, et notamment un frère de substitution avec lequel il nouera des liens aussi intimes que physiquement expressifs. Parvenu à l'âge adulte, il va enfin accepter tous ces changements survenus dans sa vie au cours de ces quinze années passées. Cette quiétude enfin retrouvée se traduira alors par cette paisible maison au milieu des champs, où tous vivront enfin dans une harmonie de groupe, reflet de cette paix intérieure... (critique trouvée sur www.ecranlarge.com)


Beaucoup disent que c'est la meilleure interprétation de mon Colin Maillard depuis Tigerland...Rien que pour ça, il fait que je le voie!!! ^^

Tite anecdote : Un témoin a raconté au Sun que lorsque Colin Farrell est apparu entièrement nu à l'écran lors de la projection test du film, la vision de son sexe a rendu les femmes survoltées et les hommes plutôt mal à l'aise. Les spectateurs ont ensuite eu du mal à se concentrer à nouveau sur l'intrigue... LOL
Le réalisateur a donc préféré supprimer les scènes en question de la version définitive de son film, les images ayant de surcroît eu le même effet sur lui... ;-)

Halalalala... je savais bien que t'étais le best my Colin!! ptdrrrrrr


Robin Wright, Mme Sean Penn, apparemment très très bien aussi ;-)
Et Sissy Spacek, c'est toujours chouette de la revoir ;-)
Enfin voilà... je sais pas vous, mais moi je vais le voir, c'est clair! ^^


Bande annonce dispo sur ce site

Site officiel

# Posté le jeudi 12 mai 2005 05:47

Monty Python, sacré Graal - 1975

Monty Python, sacré Graal - 1975
De tous les films "parodie" (Y'a-t-il un pilote, etc.., Hot Shots, ...), c'est vraiment ceux des Monty Python que je préfère...^^
Plus fins, plus subtils, plus intelligents...j'adore!! :-))
Et ce film est, selon moi, leur meilleur... ;-)

Grande-Bretagne 91 mn
Réalisateurs : Terry Gilliam, Terry Jones
Scénario : Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam, Terry Jones, Michael Palin
Photographie : Terry Bedford
Musique : De Wolfe, Neil Innes
Interprètes : Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam, Terry Jones, Michael Palin, Connie Booth, Carol Cleveland, Neil Innes, Bee Duffell, John Young, Rita Davies, ...


Synopsis :
A l'époque des croisades, le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde partent à la recherche du Graal, réceptacle sacré du sang du Christ au moment de son sacrifice, en chevauchant de bien étranges montures. Mais ils vont se retrouver dans un monde totalement insensé...

Critique de "1001 Films" :
Tout commença par une émission de télévision, Monty Python Flying Circus, montrant les bouffonneries verbales et visuelles d'une équipe qui comprenait cinq Britanniques, John Cleese, Michael Palin, Eric Idle, Terry Jones, Graham Chapman, et un Américain nommé Terry Gilliam, dont les animations en carton découpé liaient des sketches disparates.
Produite par la BBC, qui semblait un tantinet surprise par la nature anarchiquedes blagues qu'elle avait déclenchées, l'émission se poursuivit plus ou moins sans interruption de 1969 à 1974. Un essai sur grand écran semblait logique, d'autant que le film de compilation Pataquesse (1971) avait été bien accueilli. Ces facteurs conjugués menèrent à Sacré Graal, écrit par toute l'équipe et mis conjointement en scène par Gilliam et Jones.
Le tournage eut des aspects d'un comique aussi sombre qu'un sketch des Monty Python. Pour commencer, les deux metteurs en scène n'étaient pas compatibles, ils avaient des visions différentes du style du film et Gilliam reprochait à Jones sa tendance à réduire la grandeur de ses décors par un usage étriqué de la caméra. Ensuite, l'alcoolisme de Chapman était à son zénith, et la vedette du film, dans le rôle clef du Roi Arthur, était parfois incapable de dire son texte.
Mais, un bon Monty Python ne se laisse jamais abattre. L'équipe triompha de ces problèmes aussi facilement qu'elle s'accommoda d'un manque crucial de fonds. Les chevaliers sautillent sur les chemins en entrechoquant des noix de coco pour imiter un bruit de sabots? Cet échantillon d'humour surréaliste n'est pas un trait de génie mais la nécessité de transporter les personnages d'un endroit à un autre avec un budget si bas que les chevaux étaient hors de question.
Comme une grande partie de ce qu'il y a de meilleur chez les Monty Python, Sacré Graal est une parodie caustique avec un aspect politique, déboulonnant un mythe fondateur de la puissance occidentale tout en saccageant les idées traditionalistes allant du despotisme bienveillant à la masculinité chevaleresque. Et il est désopilant.

Si la fin de Sacré Graal fait partie des passages les plus délirants du film, la version originale faisait preuve d'un égal humour burlesque. En effet, dans le premier jet du script, Arthur et ses chevaliers trouvaient finalement le Saint Graal... chez Harrods, magasin londonien généraliste hautement réputé ! (lol)

Sans doute du fait de l'origine de leur coopération (des sketches comiques télévisés), les Monty Python avaient adopté, pour leurs films, une méthode originale. Travaillant par petits groupes les idées du scénario, se réunissant ensemble, discutant, retenant ou écartant certaines trouvailles, s'isolant à nouveau, et ainsi de suite, ils finissaient par aboutir à une suite de petites scènes formant pourtant un ensemble au ton cohérent.

C'est impossible de citer tous les gags... c'est non-stop! lol
Toutes les 15 secondes, y'a quelques chose! lol
En vrac, le vilain lapin tueur (lol), les affamées du couvent d'Anthrax (lol), le chevalier à trois têtes (lol), le speech avec l'hirondelle (lol), les soldats french (lol), et tant tant d'autres... :-)))
Perso je m'en lasse pas... ^^
Ca fait toujours du bien de mater un bon Monty Python :-))


A voir absolument!!!!!

NB : Le film a été financé par les stars du rock anglais de l'époque (Rolling Stones, Led Zeppellin ...) ;-)

# Posté le samedi 07 mai 2005 18:21

Modifié le dimanche 08 mai 2005 15:53

Mulholland drive - 2001

Mulholland drive - 2001
Mulholland Drive (qui doit son nom à William Mulholland qui construisit l'aqueduc Los Angeles-Owens River) est la route hollywoodienne par excellence. Elle serpente en surplomb le bassin de Los Angeles et offre de nuit une vision à couper le souffle sur l'immensité de la cité des anges...

Etats-Unis / France 145 mn
Réalisateur : David Lynch
Scénario : David Lynch
Photographie : Peter Deming
Musique : Angelo Badalamenti
Interprètes : Naomi Watts, Jeannes Bates, Laura Harring, Scott Wulff, Robert Forster, Justin Theroux, Bent Briscoe, Maya Bond, Patrick Fischler, Michael Cooke, Bonnie Aarons, Michael J.Anderson, Ann Miller, ...
Prix de la mise en scène (ex-aequo avec The Barber de Joel Coen) au Festival de Cannes 2001
César du meilleur film étranger


Synopsis :
A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité...

Critique de "1001 Films" :
Les fans de David Lynch (les accros de Twin Peaks, en particulier) adorent à juste titre Mulholland Drive qui condense l'étrangeté, l'onirisme et le climat angoissant de cette série en un seul film. En fait, Mulholland Drive aurait dû être le pilote d'une nouvelle série télévisée. Après le tournage, on jugea trop onéreux de poursuivre la série. L'auteur-réalisateur filma donc quelques scènes additionnelles (dont une fin) et le distribua comme un long métrage de cinéma.
Et quel long métrage! D'une facture magnifique et quasi impossible à comprendre jusqu'à l'exaspération, il débute en montrant une très belle jeune femme (Laura Harring) arpentant Mulholland Drive en titubant après un accident de voiture, incapable de se rappeler qui elle est et ce qu'elle fait là. Elle s'introduit ensuite dans l'appartement de Betty Elms (Naomi Watts), qui décide de l'aider à retrouver son identité (l'inconnue dit s'appeler Rita en référence à Rita Hayworth). On semble ensuite passer de l'autre côté du miroir déformant de Lynch, où Betty est en fait une actrice du nom de Diane, tirant le diable par la queue, et la maîtresse d'une star du nom de Camilla (sosie de Rita). Camilla, pour sa part, se prépare à plaquer Diane pour un jeune réalisateur (Justin Theroux).
L'un des plaisirs de Mulholland Drive vient de ce que Lynch ne fournit pas toutes les réponses. La première partie du film est-elel un rêve que fait Diane à l'instant de mourir? Quelle histoire est réelle et laquelle ne l'est pas? De quoi se creuser la tête, même si Lynch a insinué que certains "petits cailloux" égrenés par la mise en scène pouvaient aider à la résolution de l'énigme : l'utilisation d'un abat-jour, par exemple, d'une clé (qui la donne et pourquoi?) et le lieu de l'accident. Pour un public à l'oeil pointu, il y a, paraît-il, deux indices de la vraie signification du film au tout début, avant même le générique.
Comme dans Eraserhead (1977), Blue Velvet (1986), Sailor et Lula (1990), Twin Peaks (le film de 1992, "prologue" de la série) et Lost Highway (1997), le brouillage des frontières entre le rêve et la réalité participe au charme et au trouble si puissants de Mulholland Drive. Certains spectateurs peuvent regretter que la fin ne résolve rien de ce qui l'a précédée mais la richesse visuelle des images de Lynch, la musique envoutante d'Angelo Badalamenti et le jeu remarquable des acteurs font plus que compenser une telle frustration. Il est intéressant de noter que Lynch emploie des actrices ayant figuré dans des soap operas (Laura Harring dans Sunset Beach, Melissa George et Naomi Watts dans Home and away). Naomi Watts, en particulier, est une vraie découverte dans le double rôle de Betty/Diane, jouant l'ingénue et la maîtresse jalouse avec la même conviction.
Un film superbe, captivant, énervant et éblouissant, le meilleur de Lynch depuis Blue Velvet.

Après pas mal de visions, je pense avoir plus ou moins compris l'histoire... ;-)
Mais comme je peux pas dévoiler ici, on en parlera la prochaine fois Chris! lol ;-) Tu me diras si je suis loin du compte ou si l'univers de Lynch m'est d'un coup plus accessible! ;-)

En tout cas, compris ou pas, j'ai adoré!!!
C'est grâce à ce film déjà que j'ai découvert Naomi Watts, qui a depuis confirmé tout le bien que je pensais d'elle dans 21 Grammes... ;-)
Merci à Mr. Lynch de lui avoir donné sa chance! :-))
Laura Harring m'a méchamment surprise aussi!! Moi qui avais l'habitude de gazer devant Sunset Beach, là chut! lol
Et l'intrigue...Mon Dieu, quel puzzle!!!! lol
Mais c'est tellement magnifique... ;-)


Site officiel

NB : Louwak m'a passé Eraserhead Chris... je vais me lancer... ;-)
Et Happy birthday my dear brother...c'était un chouette moyen de te rendre hommage avec ce film... ;-)

# Posté le mercredi 04 mai 2005 16:58

Modifié le jeudi 05 mai 2005 08:32