Palmarès Cannes 2005

Palmarès Cannes 2005
Palme d'Or : "L'Enfant" de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Grand Prix : "Broken Flowers" de Jim Jarmusch

Prix d'interprétation féminine : Hanna Laslo pour "Free Zone" de Amos Gitaï

Prix d'interprétation masculine : Tommy Lee Jones pour "The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements)"

Prix de la mise en scène : Michael Haneke pour "Caché"


Prix du scénario : Guillermo Arriaga pour "The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois Enterrements)" de Tommy Lee Jones

Prix du Jury : "Shanghai Dreams" de Wang Xiaoshuai

Caméra d'Or ex-aequo : "Sulanga Enu Pinisa (La Terre Abandonnée)" de Vimukthi Jayasundara et "Me and You and Everyone we Know (Toi, Moi et tous les Autres)" de Miranda July

Palme d'Or du court métrage : "Podorozhni" de Igor Strembitskyy / Mention spéciale : "Clara" de Van Sowerwine



Alors, vos impressions??
Qu'avez-vous pensé de ce Festival? du palmarès?


Perso, suis assez déçue que L'enfant l'ait remporté... suis pas trop fan du cinéma des frères Dardenne... :-/
J'avais espéré Free zone... Mais bon, prix d'interprétation féminine, c'est déjà pas mal... ;-)


Je mets ici les remerciements de Hanna Laslo, je les trouve tout simplement magnifiques... ;-)
"Je suis très émue, c'est tellement formidable d'être là sur cette scène, a déclaré l'actrice. Je veux partager ce Prix avec Amos Gitaï, mon réalisateur qui m'a donnée cette chance et a cru en moi. Je veux aussi partager cette récompense avec ma mère, qui est une survivante de l'Holocauste, du camp d'Auschwitz. Je pense à tous les survivants de l'Holocauste qui sont encore de ce monde et à toutes les victimes de tous les bords, Arabes et Palestiniens. Il serait grand temps que nous commencions à nous réunir et à discuter pour essayer de résoudre les problèmes."

# Posté le samedi 21 mai 2005 15:20

Modifié le samedi 21 mai 2005 16:01

Irrésistible Alfie - 2004

Irrésistible Alfie - 2004
J'avais peur que ce soit vraiment super gnan-gnan (arrête avec tes préjugés Stef! lol), mais nan, ça va ;-)
Sans être LE film de l'année, ça va koi! lol

Etats-Unis 103 mn
Réalisateur : Charles Shyer
Scénario : Charles Shyer, Elaine Pope, d'après une pièce de Bill Naughton
Photographie : Ashley Rowe
Musique : Mick Jagger, John Powell
Interprètes : Jude Law, Marisa Tomei, Omar Epps, Susan Sarandon, Sienna Miller, Jane Krakowski, Nia Long, Gedde Watanabe, ...


Synopsis :
Manhattan est le terrain de chasse favori d'Alfie qui y trouve chaque soir l'occasion de faire de nouvelles conquêtes. Cinq femmes se partagent ses faveurs. Trouvant de plus en plus facile de se mentir à lui-même, Alfie passe de l'une à l'autre, s'éclipsant chaque fois que l'une d'elles prétend s'accrocher. Mais il est bientôt rattrapé par les conséquences de ses actes et par le temps, qui porte une emprise inaltérable sur lui...

Irrésistible Alfie est le remake d'Alfie, le dragueur, comédie réalisée en 1966 par Lewis Gilbert, elle-même adaptée d'une pièce de Bill Naughton. Dans le film d'origine, c'est Michael Caine qui incarnait le tombeur de ces dames et qui asseyait définitivement, avec ce film, sa notoriété.
(Evidemment, cette première version 100 fois supérieure à celle-ci!)


Incarner le séducteur Alfie sur grand écran a représenté un grand défi pour l'acteur britannique Jude Law, séduit par la qualité du script, mais aussi par le fait qu'Alfie, à la base cruel et indifférent aux autres, "est un personnage beaucoup plus nuancé qu'il n'y paraît. Il n'est pas dénué de conscience et fait de réels efforts pour s'amender."

L'équipe décida de raconter l'histoire de ce séducteur par l'intermédiaire de ses propres déclarations, commentaires et justifications. Une technique inhabituelle et novatrice utilisée dans les années 60 fut alors reprise : Alfie s'adresserait directement au spectateur, le prenant à témoin. Jude Law, quasiment de tous les plans, s'adresse ainsi régulièrement à la caméra.

Jude Law s'interroge sur le personnage d'Alfie, sur ce type de séducteur, et sur les différences entre son incarnation et celle, en 1966, de Michael Caine : "Il ne fait pas de doute que des hommes comme Alfie ont existé à l'époque, avec des principes similaires. Il y en a encore, incontestablement. On pourrait même dire que de telles attitudes cadrent davantage avec notre mode de vie actuel, basé sur une plus grande liberté sexuelle. Il y a quarante ans, le personnage choqua beaucoup. Entre-temps, les femmes ont évolué, bien sûr. Elles ne sont pas près de subir ce qu'elles acceptaient à l'époque, et cela confère une tonalité bien différente à notre film."

Effectivement, Jude Law est irrésistible... ^^ lol
Même si le film est très loin d'égaler la première version, plus amère, c'est pas horrible... ;-)

J'avais lu des critiques super négatives, mais c'est pas à ce point non plus! Y'a bien pire!
Pour moi, c'est une sorte d'adaptation masculine de Sex and the city :-)

Alfie, on l'aime, on le déteste, on l'adore, on le hait... mais il laisse personne indifférent, ça c'est clair!
Et je trouve que Jude Law s'en sort vraiment pas mal! Après Cold Moutain, c'est cool de le voir dans un registre autre que l'amoureux romantique lol Et il est super crédible en infâme salaud! lol

Toutes les actrices sont chouettes aussi, mais le rôle de Susan Sarandon est pour moi de loin le plus intéressant... Prouver qu'on peut encore être désirable à son âge à Hollywood, c'est fort! ^^

A voir! Ne serait-ce qu'une fois!

Site officiel

# Posté le samedi 21 mai 2005 08:12

Big fish - 2004

Big fish - 2004
Décidément, j'adore tous les films de Tim Burton!! ^^
Et celui-ci va ptet devenir mon préféré ;-)

Etats-Unis 125 mn
Réalisateur : Tim Burton
Scénario : John August
Photographie : Philippe Rousselot
Musique : Danny Elfman
Interprètes : Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Jessica Lange, Alison Lohman, Helena Bonham Carter, Danny DeVito, Steve Buscemi, Marion Cotillard, Robert Guillaume, Matthew McGrory, ...


Synopsis :
Will a toujours entendu Edward, son père, raconter des histoires. Son enfance a été bercée par les incroyables récits épiques de celui qui, en contant les fabuleux épisodes de sa propre destinée, a toujours fasciné et enchanté ceux qu'il rencontrait. Aujourd'hui, Will n'en peut plus. Bientôt père lui-même, il ne croit plus ni aux géants, ni aux sorcières aux yeux magiques, ni à ces voyages homériques dans des contrées étonnantes... Il voudrait enfin connaître l'homme qui se cache derrière ces fables.
Alors qu'Edward n'a plus que quelques jours à vivre, Will entame son propre voyage à la recherche de son père. Dans une tentative désespérée pour cerner celui qu'il aime malgré tout, il va s'efforcer de délier le vrai du faux et découvrir beaucoup plus qu'il ne l'aurait imaginé...


Big Fish est l'adaptation cinématographique du roman Big Fish, a story of mythic proportions, écrit par Daniel Wallace, qui s'est inspiré de son propre père et de sa propre paternité. Il explique : "A travers ce livre, je voulais écrire l'histoire de la vie d'un homme ordinaire comme s'il s'agissait d'un mythe. Au fur et à mesure que j'assemblais les fragments, une existence complète se dessinait, une vie passionnante et riche, magnifique et porteuse de tous les symboles."

"Ce qui m'a frappé dans le scénario, c'est l'équilibre entre l'ampleur épique des contes et l'histoire plus simple et intimiste de cette famille. J'ai aimé ce mélange, ces moments purement imaginaires qui s'unissent à une situation tristement banale, la perte d'un être cher. La difficulté pour moi était de maintenir cet équilibre lors de la visualisation de l'histoire." Tim Burton

A l'instar de la plupart des personnes qui ont travaillé sur le projet, l'acteur Ewan McGregor a ressenti une forte résonnance du scénario sur sa propre expérience. Il explique : "J'ai tout de suite senti un lien personnel avec le scénario.Quand je l'ai lu pour la première fois, j'ai été ému par cette relation entre un père et son fils... Cela m'a rappelé quand j'ai quitté l'Ecosse - c'est toujours quelque chose pour un Ecossais ! Je suis allé à Londres apprendre le métier de comédien, mais ce que je voulais en réalité, c'était voir le monde. Cela ressemble à ce qu'à fait Edward. Souvent, il faut quitter l'univers familier pour avoir une chance de découvrir qui l'on est vraiment."

Big fish marque la première expérience hollywoodienne de l'actrice française Marion Cotillard, qui incarne dans le long-métrage la compagne de Billy Crudup. Dans un entretien accordé au magazine Studio, la jeune femme déclare : "Avec Big fish, j'ai plongé dans un univers de cinéma extraordinaire. Il y a tant d'humanité et de passion chez Tim Burton que, malgré toute cette machine impressionnante que représente un tournage de ce type, je ne me suis jamais sentie persue ou écrasée. Les gens se rencontraient et travaillaient simplement, avec ce sentiment merveilleux de prendre un plaisir immense à raconter, tous ensemble, la même histoire."

Matthew McGrory, qui incarne le géant Karl, possède véritablement les singularités physiques visibles à l'écran. Mesurant 2,29m, il est listé dans le Livre Guiness des records comme étant l'homme ayant les plus grands pieds du monde (il chausse du 62 !!).

A travers un florilège de personnages hauts en couleur (du géant aux saltimbanques, tous sortis de l'univers délirant de Fellini), Burton ne se prive à aucun moment pour nous livrer une œuvre hors du commun, jusqu'à son final des plus émouvants et des plus symboliques qui soit (tous les personnages sortis de l'imagination fertile du père se retrouvent pour rendre un hommage à leur créateur, à l'occasion de ses funérailles)...

Probablement le film le plus personnel de Burton...
Et son grand retour après le flop de La planète des singes!
Au-delà du conte, Big fish est un film poignant sur les relations entre le rêve et la réalité et entre un père et son fils.
C'est une oeuvre à la fois innocente et mature, une fable humaniste... avec énormément de générosité ;-)
J'étais limite en larmes à la fin!! lol
Et les acteurs sont tous absolument merveilleux!!!


A voir un million de fois au moins!!! :-))

Site officiel

# Posté le jeudi 19 mai 2005 15:46

Les incorruptibles - 1987

Les incorruptibles - 1987
Du grand, très grand De Palma!!!
L'un des derniers vrais bons polars selon moi! ;-)

Etats-Unis 119 mn
Réalisateur : Brian De Palma
Scénario : David Mamet, d'après les livres de Oscar Fraley, Eliot Ness, Paul Robsky
Photographie : Stephen H.Burum
Musique :Ennio Morricone
Interprètes : Kevin Costner, Sean Connery, Robert De Niro, Charles Martin Smith, Andy Garcia, Richard Bradford, Jack Kehoe, Brad Sullivan, Billy Drago, Patricia Clarckson, Vito D'Ambrioso, Steven Goldstein, Don Harvey, Robert Swan
Oscar : Meilleur second rôle masculin pour Sean Connery


Synopsis :
A Chicago durant les années trente, lors de la prohibition, Al Capone règne en maître absolu sur le réseau de vente illégale d'alcool. Décidé à mettre un terme au trafic et à confondre Al Capone, l'agent Eliot Ness recrute trois hommes de confiance, aussi intraitables que lui. Ensemble, les quatre "incorruptibles" partent en guerre contre le gang de Capone...

Critique de "1001 Films" :
Dans le Chicago de la Prohibition, quelqu'un doit régler leur compte à ces maudits gangsters qui hantent la ville. Cet homme, c'est Eliot Ness (Kevin Costner), un agent du ministère des Finances qui recrute sa propre unité spéciale pour en finir avec les malfrats, et plus particulièrement le pire d'entre eux, Al Capone (Robert De Niro).
La vision que Brian De Palma donne de la ville rongée par le crime est plus sanglante que bien d'autres avant elle (y compris la série dont ce film est librement adapté), mais il ne laisse pas cette violence prendre le dessus sur l'histoire ou le travail des acteurs. Costner se défend très bien face aux prestations énergiques de De Niro et de Sean Connery. Dans le rôle de Malone, un flic las du monde, ce dernier se réserve le meilleur avec des dialogues signés David Mamet. Toujours adepte de l'Actors Studio, De Niro a accumulé les kilos et, pour entrer dans la peau de son personnage, porte des costumes (et des caleçons dit-on) confectionnés par les tailleurs de Capone.
Les Incorruptibles comporte quelques morceaux d'anthologie à couper le souffle (comme la séquence de la gare, qui évoque les escaliers d'Odessa, ou la réunion qui s'achève sur un massacre à coups de batte de base-ball) et offre un regard fascinant sur un épisode particulièrement sanglant de l'histoire américaine.

Brigade légendaire de la police américaine, les Incorruptibles étaient chargés de combattre la pègre et le trafic d'alcool à Chicago, au début des années trente. Leur chef se nomme Eliot Ness, un jeune agent de 26 ans, qui persuade le procureur des Etats-Unis de lui laisser les mains totalement libres et de choisir lui-même ses hommes au sein d'une brigade autonome, afin d'éviter de tomber sur une "pomme pourrie" corrompue des services de police.
Ness retiendra neuf hommes de confiance pour l'assister dans sa mission : mettre Al Capone, parrain de la pègre à Chicago, sous les verrous. Ils mèneront une véritable guerre contre son gang, et le criminel sera finalement condamné à 11 ans de prison et 80 000 dollars d'amende... pour fraude fiscale ! Incorruptibles, intouchables, intègres, souvent seuls dans une ville gangrenée par la corruption, ces agents auront amassé de nombreuses preuves pour confondre Capone en cas de non-condamnation pour fraude, et considérablement affaibli le réseau de trafic d'alcool. Une prohibition qui sera abolie le 5 décembre 1933, après treize ans de guerre des gangs...


Adepte d'une méthode bien particulière de comédie, Robert De Niro chercha à se rapprocher au plus de son personnage. Il se rendit ainsi en Italie en amont du tournage, et se nourrit uniquement de plats locaux afin de gagner 12 kilos en cinq semaines et de ne faire appel à aucun maquillage (il se rasa également le front pour ressembler au criminel). Il retrouva également les tailleurs d'Al Capone, et leur commanda des vêtements sur mesure identiques à ceux du truand, et parvint même à convaincre les producteurs du film de lui procurer des sous-vêtements de soie fabriqués par Sulka (fournisseur officiel d'Al Capone), bien qu'ils ne soient jamais visibles à l'écran...

Devenue une scènes-culte du septième art, la "séquence de la gare" n'existait pas initialement ! Dans le scénario original, la bataille finale devait mettre aux prises Eliot Ness (Kevin Costner) et George Stone (Andy Garcia) et les hommes de Capone dans un train arrêté. La construction d'un tel décor coûtant trop cher, Brian De Palma décida de situer l'action dans la gare Union Station de Chicago.
Cette séquence fait explicitement référence à la séquence des escaliers du Cuirassé Potemkine. Comme chez Sergei Mikhailovich Eisenstein, un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers d'Odessa. Seules différences : la scène des Incorruptibles est filmée au ralenti, se déroule dans une gare, et la mère survit.
(et je pense qu'on revoit cette même gare dans L'impasse, toujours de De Palma...)


La scène d'ouverture du film, durant laquelle le barbier entaille malencontreusement Al Capone (Robert De Niro) en le rasant, est une référence au véritable surnom du truand, "Scarface" (le balafré), qu'il tient d'une blessure à la joue gauche qu'il reçut d'un barbier à l'âge de 16 ans.

Pour moi, le meilleur rôle de Coster, qui a le don de m'agacer pourtant dans tous ses autres films! (sauf Danse avec les loups ;-) )
La mort de Sean Connery est probablement la mort qui m'a le plus choquée au cinéma... je m'y attendais vraiment pas!!!!
Et Bobby, forcément, toujours le meilleur ^^
Chef d'oeuvre pour moi!!!

# Posté le jeudi 19 mai 2005 14:59

Les dix commandements - 1956

Les dix commandements - 1956
Un des films qui m'a le plus marquée quand j'étais petite...un des premiers que j'ai vu aussi... ;-)
Je l'ai vu, je sais même pas combien de fois!

Etats-Unis 220 mn
Réalisateur : Cecil B.DeMille
Scénario : Aeneas MacKenzie, Jesse Lasky Jr, Jack Garris, Fredric M.Franck, d'après les romans Pillar of fire de J.H. Ingraham, On eagle's wing de A.E. Southon, Prince of Egypt de Dorothy Clarke Wilson
Photographie : Loyal Griggs
Musique : Elmer Bernstein
Interprètes : Charlton Heston, Yul Brynner, Anne Baxter, Edward G. Robinson, Yvonne De Carlo, Debra Paget, John Derek, Cedric Hardwicke, Nina Foch
Oscar : Meilleurs effets spéciaux


Synopsis :
De peur que les fils d'Israël ne deviennent un jour plus nombreux que les Égyptiens, le Pharaon décide de faire mettre à mort tous les nouveaux-nés hébreux de sexe masculin. La fille du Pharaon recueille un enfant que sa mère avait voulu soustraire à ce massacre en le cachant dans un panier. Adopté et nommé Moïse, cet enfant devient le favori du Pharaon qui lui destine le trône. Le prince Ramsès, le prétendant légal, accuse Moïse de vouloir délivrer le peuple d'Israël et obtient la satisfaction de ses ambitions : le Pharaon le désigne comme successeur au trône...

Critique de "1001 Films" :
Excédant quatre heures, le dernier film de Cecil B.DeMille, de loin sa superproduction la plus extravagante, malgré absurdités et vulgarités, ne faiblit jamais grâce à la somptuosité des couleurs et au sens de la mise en scène de son auteur. On peut dire que Charlton Heston atteint son apothéose dans le rôle de Moïse, ce qui vaut aussi pour la plupart des autres membres de la distribution.
A la fois démesuré et splendide, ce film épique est guidé par le genre de conviction personnelle que l'on retrouvera rarement par la suite dans les monolithes hollywoodiens. Pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut le considérer comme un manifeste idéologique et spirituel rattaché à la vision du monde de la Guerre froide de DeMille. Ainsi, en s'exhibant devant un rideau à glands dorés pour présenter son film, son but premier n'est pas de préciser son recours à d'antiques sources pour narrer les trente années de Moïse omises par la Bible, mais de déclarer : "Le film a pour thème : un homme doit-il être régi par la loi divine ou celle du pouvoir temporel incarné par un dictateur capricieux tel Ramsès?" Il sous-entend clairement par "dictateur" Mao Tsé-Toung, ce que le type asiatique de Yul Brynner ne fait qu'accentuer.
Le film a fait l'objet de nombreuses rééditions (jusque dans les années quatre-vingt-dix) dans un format pour écran large, tronquant le haut et le bas de l'image. On peut y voir un effet de la justice divine : DeMille, fétichiste notoire, faisait une fixation sur les pieds et, suite à ce tour de passe-passe technique, de nombreux acteurs de premier plan se voient privés des leurs.

Cecil B. de Mille avait deja tourné une version des Dix Commandements en 1923. Il récidive trente ans plus tard pour une version démesurée, sept mois de tournage, cent mille accessoires, des chameaux venus d'Australie, des lotus cueillis en Guinee britannique...

Pour l'époque, les effets spéciaux étaient monstrueux!!!!!
Le buisson ardent, la Mer Rouge qui s'ouvre, les plaies d'Egypte (les eaux du fleuve changées en sang, les grenouilles, les poux, les mouches, la mort des troupeaux, les ulcères, la grêle, les sauterelles, les ténèbres, la mort du premier-né), ...
C'est sûr que depuis, y'a plein d'autres choses qui ont été faites, et donc celui-ci peut paraître kitsch, mais quand même, respect!
Charlton Heston, je boycotte total depuis Bowling for Columbine, mais faut reconnaître qu'il est grandiose dans ce film!!



Les 10 commandements :

Tu n'auras pas d'autres dieux que moi
Tu ne prononceras pas le nom de l'Eternel ton Dieu en vain
Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier
Tu honoreras ton père et ta mère
Tu ne tueras pas
Tu ne commettras pas d'adultère
Tu ne voleras pas
Tu ne mentiras pas
Tu ne te feras pas d'idoles et tu ne les serviras pas
Tu ne désireras ni ne convoiteras pas le bien des autres


A voir au moins une fois dans sa vie!!!

# Posté le jeudi 19 mai 2005 13:47