Qui n'a jamais flippé devant ce film???
Qui n'a jamais été terrorisé par la chambre 237???
Moi perso, j'en ai pas dormi pendant...pppffffiou trop longtemps! lol
Grande-Bretagne 119 mn
Réalisateur : Stanley Kubrick
Scénario : Stanley Kubrick, Diane Johnson, d'après le roman de Stephen King
Photographie : John Alcott
Musique : Wendy Carlos, Rachel Elkind
Interprètes : Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers, Barry Nelson, Phillip Stone, Joe Turkel, Anne Jackson, Tony Burton, ...
Synopsis :
Jack Torance, écrivain, et alcoolique en sevrage, accepte de s'occuper de l'hôtel Overlook, un immense hôtel situé dans les montagnes, isolé de tout le stress de la vie urbaine, durant la saison morte. Wendy, sa femme, et leur fils Danny, qui possède un étrange pouvoir, l'accompagnent. La tranquilité et l'isolement du grand hôtel sont deux choses dont Jack a besoin pour terminer son roman, mais cet isolement est également propice à autre chose...
Critique de "1001 Films" :
Grâce à l'ingénieuse adaptation de Stanley Kubrick du roman de Stephen King, Shining apporta non seulement la célébrité au romancier et au metteur en scène, mais propulsa aussi Jack Nicholson dans le royaume des superstars. Son cri à glacer le sang "Voilàààààààààà Johnny!" est devenu l'un des moments les plus mémorables de l'histoire du cinéma. Jack Torrance (Nicholson), alcoolique en voie de guérison, emmène sa femme Wendy (Shelley Duvall) et son jeune fils Danny (Danny Lloyd) vivre à l'Overlook, palace des Rocheuses désert hors-saison dont il doit être le gardien. Au fil des semaines, chaque membre de la famille souffre d'hallucinations sous une forme ou une autre. Danny est le premier à avoir la vision de meurtres sanglants commis à l'hôtel des années plus tôt. Jack entame ensuite une lente et inexorable descente dans la folie. Bien qu'il refuse de reconnaître vraiment ce qui lui arrive, son comportement devient sans cesse plus violent et déroutant. Préoccupée par le renfermement de Danny et la conduite irrationnelle de Jack, Wendy est la dernière à succomber. Finalement, elle prend conscience du danger et, bien que frôlant l'hystérie, réussit à survivre avec son fils.
King qualifie lui-même son livre de "petite histoire sur la crampe de l'écrivain". Avec le concours de la romancière Diane Johnson, Kubrick s'attaque aux thèmes de la communication et de l'isolement contenus dans le roman, les renforce par un symbolisme intense. Ces thèmes reviennent dans tout le film, en partie à travers le pouvoir psychique de "briller", en partie à travers la chute terrifiante de Jack dans la folie.
C'est un film sombre et troublant dans lequel Kubrick démontre toute sa maîtrise en créant un climat de terreur. Choisissant avec soin angles de prises de vue et rythmes, il nous entraîne dans la peur. Comme tous les chefs-d'oeuvre, Shining transcende son statut d'adaptation pour devenir non seulement du Kubrick - avec des plans aériens spectaculaires, une utilisation de la couleur, des images labyrinthiques, le tout rehaussé par une musique mémorable et les décors inoubliables de Roy Walker - mais un classique du cinéma d'horreur moderne. Curieusement, Stephen King ne fut pas particulièrement satisfait de cette interprétation de son histoire de désagrégation de la réalité et de descente progressive dans la démence. En 1997, il collabora avec Mick Garris sur une mini-série télévisée qui suit son roman presque à la lettre.
Analyse d'un prof à l'université de Quebec, avec laquelle je suis tout à fait d'accord! (et j'aurais pas su mieux le dire!):
Au cinéma en général, et dans les films de Stanley Kubrick en particulier, les dispositifs de vision génèrent un mode particulier d'action. Dans Shining, par exemple, l'usage de la steadicam permet à l'observateur (Kubrick lui-même via son opérateur avec qui il est relié par radio) de voir sans être vu tout en parcourant l'espace au sol (l'opérateur se déplace "à hauteur d'homme"). Avec le plan du labyrinthe en main, le réalisateur donne ainsi à son opérateur (et, par le fait même, à son spectateur) le pouvoir de se déplacer dans le labyrinthe avec le savoir de ceux qui le survolent, mettant ainsi en branle un dispositif d'action qui nous fait occuper les places d'Icare et de Thésée tout à la fois.
On se souvient, par exemple, dans ce film du moment où l'on voit d'en haut le labyrinthe où courent Danny et sa mère, réalisant ensuite, mais de manière soudaine, qu'il s'agit de la maquette du labyrinthe-jardin que regarde Jack (le père) de l'intérieur de l'hôtel Overlook. On comprend dès lors que le point de vue du père ouvre sur un autre espace (à distance) et un autre temps (indéfini), aussi bien celui du mythe que celui du savoir sur lesquels se fonde le pouvoir. Du coup, le labyrinthe apparaît comme le lieu d'aboutissement de deux modes de connaissance: celui du savoir théorique symbolisé par le père et celui du savoir pratique incarné par le fils; rien d'étonnant à ce que ce soit finalement l'occasion de la mise à mort du premier par l'exercice de la ruse du second...
Bon, oki, c'est ptet pas l'adaptation la plus parfaite d'un bouquin de Stephen King... but still!!! Quel film!!!!!!!!
Cette atmosphère... cette ambiance malsaine... bbbrrrrrr!!!!
Et Nicholson, rrrrroooooo cette tête de ouf!!!!!!! C'est sûr qu'il a toujours ce côté dégénéré, mais dans ce film, ça dépasse l'entendement!!
J'pourrais vous en parler des heures, mais franchement, le mieux est encore de le regarder!! ^^
En faisant mon article, suis tombée sur ce site, où il y a une analyse sur Shining et le rite chamanique, vraiment intéressante!!!! :-)))
Et suis tombée sur cette photo aussi, vraiment terrible!!!! ^^
Un peu dans l'esprit de celle de Bush, mais celle-ci faite par des acteurs ;-)
NB : Dernier truc, tite anecdote qu'Alexis pourra confirmer car il a le même bouquin... Shining se trouve à la page 666 de mon "1001 Films"!!!!!!! ptdrrrrrrrrrrr
J'vous jure!!!!!!!
Qui n'a jamais été terrorisé par la chambre 237???
Moi perso, j'en ai pas dormi pendant...pppffffiou trop longtemps! lol
Grande-Bretagne 119 mn
Réalisateur : Stanley Kubrick
Scénario : Stanley Kubrick, Diane Johnson, d'après le roman de Stephen King
Photographie : John Alcott
Musique : Wendy Carlos, Rachel Elkind
Interprètes : Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers, Barry Nelson, Phillip Stone, Joe Turkel, Anne Jackson, Tony Burton, ...
Synopsis :
Jack Torance, écrivain, et alcoolique en sevrage, accepte de s'occuper de l'hôtel Overlook, un immense hôtel situé dans les montagnes, isolé de tout le stress de la vie urbaine, durant la saison morte. Wendy, sa femme, et leur fils Danny, qui possède un étrange pouvoir, l'accompagnent. La tranquilité et l'isolement du grand hôtel sont deux choses dont Jack a besoin pour terminer son roman, mais cet isolement est également propice à autre chose...
Critique de "1001 Films" :
Grâce à l'ingénieuse adaptation de Stanley Kubrick du roman de Stephen King, Shining apporta non seulement la célébrité au romancier et au metteur en scène, mais propulsa aussi Jack Nicholson dans le royaume des superstars. Son cri à glacer le sang "Voilàààààààààà Johnny!" est devenu l'un des moments les plus mémorables de l'histoire du cinéma. Jack Torrance (Nicholson), alcoolique en voie de guérison, emmène sa femme Wendy (Shelley Duvall) et son jeune fils Danny (Danny Lloyd) vivre à l'Overlook, palace des Rocheuses désert hors-saison dont il doit être le gardien. Au fil des semaines, chaque membre de la famille souffre d'hallucinations sous une forme ou une autre. Danny est le premier à avoir la vision de meurtres sanglants commis à l'hôtel des années plus tôt. Jack entame ensuite une lente et inexorable descente dans la folie. Bien qu'il refuse de reconnaître vraiment ce qui lui arrive, son comportement devient sans cesse plus violent et déroutant. Préoccupée par le renfermement de Danny et la conduite irrationnelle de Jack, Wendy est la dernière à succomber. Finalement, elle prend conscience du danger et, bien que frôlant l'hystérie, réussit à survivre avec son fils.
King qualifie lui-même son livre de "petite histoire sur la crampe de l'écrivain". Avec le concours de la romancière Diane Johnson, Kubrick s'attaque aux thèmes de la communication et de l'isolement contenus dans le roman, les renforce par un symbolisme intense. Ces thèmes reviennent dans tout le film, en partie à travers le pouvoir psychique de "briller", en partie à travers la chute terrifiante de Jack dans la folie.
C'est un film sombre et troublant dans lequel Kubrick démontre toute sa maîtrise en créant un climat de terreur. Choisissant avec soin angles de prises de vue et rythmes, il nous entraîne dans la peur. Comme tous les chefs-d'oeuvre, Shining transcende son statut d'adaptation pour devenir non seulement du Kubrick - avec des plans aériens spectaculaires, une utilisation de la couleur, des images labyrinthiques, le tout rehaussé par une musique mémorable et les décors inoubliables de Roy Walker - mais un classique du cinéma d'horreur moderne. Curieusement, Stephen King ne fut pas particulièrement satisfait de cette interprétation de son histoire de désagrégation de la réalité et de descente progressive dans la démence. En 1997, il collabora avec Mick Garris sur une mini-série télévisée qui suit son roman presque à la lettre.
Analyse d'un prof à l'université de Quebec, avec laquelle je suis tout à fait d'accord! (et j'aurais pas su mieux le dire!):
Au cinéma en général, et dans les films de Stanley Kubrick en particulier, les dispositifs de vision génèrent un mode particulier d'action. Dans Shining, par exemple, l'usage de la steadicam permet à l'observateur (Kubrick lui-même via son opérateur avec qui il est relié par radio) de voir sans être vu tout en parcourant l'espace au sol (l'opérateur se déplace "à hauteur d'homme"). Avec le plan du labyrinthe en main, le réalisateur donne ainsi à son opérateur (et, par le fait même, à son spectateur) le pouvoir de se déplacer dans le labyrinthe avec le savoir de ceux qui le survolent, mettant ainsi en branle un dispositif d'action qui nous fait occuper les places d'Icare et de Thésée tout à la fois.
On se souvient, par exemple, dans ce film du moment où l'on voit d'en haut le labyrinthe où courent Danny et sa mère, réalisant ensuite, mais de manière soudaine, qu'il s'agit de la maquette du labyrinthe-jardin que regarde Jack (le père) de l'intérieur de l'hôtel Overlook. On comprend dès lors que le point de vue du père ouvre sur un autre espace (à distance) et un autre temps (indéfini), aussi bien celui du mythe que celui du savoir sur lesquels se fonde le pouvoir. Du coup, le labyrinthe apparaît comme le lieu d'aboutissement de deux modes de connaissance: celui du savoir théorique symbolisé par le père et celui du savoir pratique incarné par le fils; rien d'étonnant à ce que ce soit finalement l'occasion de la mise à mort du premier par l'exercice de la ruse du second...
Bon, oki, c'est ptet pas l'adaptation la plus parfaite d'un bouquin de Stephen King... but still!!! Quel film!!!!!!!!
Cette atmosphère... cette ambiance malsaine... bbbrrrrrr!!!!
Et Nicholson, rrrrroooooo cette tête de ouf!!!!!!! C'est sûr qu'il a toujours ce côté dégénéré, mais dans ce film, ça dépasse l'entendement!!
J'pourrais vous en parler des heures, mais franchement, le mieux est encore de le regarder!! ^^
En faisant mon article, suis tombée sur ce site, où il y a une analyse sur Shining et le rite chamanique, vraiment intéressante!!!! :-)))
Et suis tombée sur cette photo aussi, vraiment terrible!!!! ^^
Un peu dans l'esprit de celle de Bush, mais celle-ci faite par des acteurs ;-)
NB : Dernier truc, tite anecdote qu'Alexis pourra confirmer car il a le même bouquin... Shining se trouve à la page 666 de mon "1001 Films"!!!!!!! ptdrrrrrrrrrrr
J'vous jure!!!!!!!
