Dustin Hoffman dans un rôle à contre-emploi, magistral!!
Le cinéma de Peckinpah, j'adore... définitivement ;-)
Grande-Bretagne 118 mn
Réalisateur : Sam Peckinpah
Scénario : Sam Peckinpah, David Zelag Goodman, d'après le roman The siege of trencher's farm de Gordon M.Williams
Photographie : John Coquillon
Musique : Jerry Fiedling
Interprètes : Dustin Hoffman, Susan George, Peter Vaughan, T.P McKenna, Del Henney, Jim Norton, ...
Synopsis :
David, jeune mathématicien, fuit l'Amérique et son atmosphère orageuse. Il émigre en Cornouailles où il est confronté dès son arrivée à l'agressivité des autochtones. Atteint dans ses convictions, il aura lui aussi recours à une violence qu'il combat...
Critique de "1001 Films" :
Sam Peckinpah, qui ne s'était jamais distingué par sa délicatesse, signait avec Chiens de paille un film controversé et électrique, surtout après la violence plus stylisée de son western de 1969, La horde sauvage. Dustin Hoffman incarne David, un mathématicien timoré qui emménage dans le village natal de son épouse Amy (Susan George) en Cornouailles. La jeune femme affiche sa réussite et sa beauté devant les villageois qui considèrent le couple en intrus. La tension monte, mettant à mal le ménage déjà branlant. Le malaise de David augmente à mesure que les villageois expriment leur mépris de manière de plus en plus agressive, mais ce n'est que lorsque Amy est violée qu'il laisse exploser sa violence.
Défendant plus qu'implicitement le principe de l'autodéfense, apparemment la seule issue d'un homme poussé à bout, Chiens de paille est également ambigu envers le personnage d'Amy. Elle se promène dans des pulls moulants et flirte sans vergogne avec d'anciens petits amis, si bien que lorsqu'elle est agressée, Peckinpah laisse d'abord entendre qu'elle l'a bien cherché, tant en bafouant son mari trop sérieux qu'en cherchant à le sortir de son inertie. Mais cette ambiguïté disparaît dans la terrifiante scène du viol. Quand celle-ci s'achève, le spectateur est presque aussi secoué que la victime.
Après cette escalade de brutalité, on doit encore affronter une conclusion d'une sauvagerie délibérée. En entretenant avec art un rythme déséquilibré par un montage déroutant et une montée progressive de l'intensité, Peckinpah exploite et pousse encore plus loin les émotions du spectateur en accumulant les éléments jouant contre les deux camps. Mais l'issue, dérangeante et sanglante, n'apporte ni défoulement ni satisfaction. Au contraire, elle laisse abasourdi et perplexe. La moralité incertaine du film a déclenché la controverse, ce qui, paradoxalement, donne de la valeur à l'instinct de Peckinpah. On n'aime peut-être pas ce qu'on voit, mais on ne peut s'empêcher de regarder.
Une scène de viol incroyablement longue et malsaine... un peu comme dans Irreversible, mais trente ans auparavant...
Si nous on est choqués maintenant, demandez vous en 1971... :-/
C'est dérangeant, parce qu'il est à la fois question de violence physique et psychologique...
Et David, qui avait quitté les Etats-Unis pour fuir la violence des émeutes, devient en fait aussi bestial que les autres...
Plus de pacifisme, plus de compréhension, plus de discours... à la fin, seule la violence compte...
D'un pessimisme noir, le film a purement et simplement été banni en Grande-Bretagne! Merci mister dvd de nous permettre de le voir! ^^ lol
Pour moi, film culte!!
Le cinéma de Peckinpah, j'adore... définitivement ;-)
Grande-Bretagne 118 mn
Réalisateur : Sam Peckinpah
Scénario : Sam Peckinpah, David Zelag Goodman, d'après le roman The siege of trencher's farm de Gordon M.Williams
Photographie : John Coquillon
Musique : Jerry Fiedling
Interprètes : Dustin Hoffman, Susan George, Peter Vaughan, T.P McKenna, Del Henney, Jim Norton, ...
Synopsis :
David, jeune mathématicien, fuit l'Amérique et son atmosphère orageuse. Il émigre en Cornouailles où il est confronté dès son arrivée à l'agressivité des autochtones. Atteint dans ses convictions, il aura lui aussi recours à une violence qu'il combat...
Critique de "1001 Films" :
Sam Peckinpah, qui ne s'était jamais distingué par sa délicatesse, signait avec Chiens de paille un film controversé et électrique, surtout après la violence plus stylisée de son western de 1969, La horde sauvage. Dustin Hoffman incarne David, un mathématicien timoré qui emménage dans le village natal de son épouse Amy (Susan George) en Cornouailles. La jeune femme affiche sa réussite et sa beauté devant les villageois qui considèrent le couple en intrus. La tension monte, mettant à mal le ménage déjà branlant. Le malaise de David augmente à mesure que les villageois expriment leur mépris de manière de plus en plus agressive, mais ce n'est que lorsque Amy est violée qu'il laisse exploser sa violence.
Défendant plus qu'implicitement le principe de l'autodéfense, apparemment la seule issue d'un homme poussé à bout, Chiens de paille est également ambigu envers le personnage d'Amy. Elle se promène dans des pulls moulants et flirte sans vergogne avec d'anciens petits amis, si bien que lorsqu'elle est agressée, Peckinpah laisse d'abord entendre qu'elle l'a bien cherché, tant en bafouant son mari trop sérieux qu'en cherchant à le sortir de son inertie. Mais cette ambiguïté disparaît dans la terrifiante scène du viol. Quand celle-ci s'achève, le spectateur est presque aussi secoué que la victime.
Après cette escalade de brutalité, on doit encore affronter une conclusion d'une sauvagerie délibérée. En entretenant avec art un rythme déséquilibré par un montage déroutant et une montée progressive de l'intensité, Peckinpah exploite et pousse encore plus loin les émotions du spectateur en accumulant les éléments jouant contre les deux camps. Mais l'issue, dérangeante et sanglante, n'apporte ni défoulement ni satisfaction. Au contraire, elle laisse abasourdi et perplexe. La moralité incertaine du film a déclenché la controverse, ce qui, paradoxalement, donne de la valeur à l'instinct de Peckinpah. On n'aime peut-être pas ce qu'on voit, mais on ne peut s'empêcher de regarder.
Une scène de viol incroyablement longue et malsaine... un peu comme dans Irreversible, mais trente ans auparavant...
Si nous on est choqués maintenant, demandez vous en 1971... :-/
C'est dérangeant, parce qu'il est à la fois question de violence physique et psychologique...
Et David, qui avait quitté les Etats-Unis pour fuir la violence des émeutes, devient en fait aussi bestial que les autres...
Plus de pacifisme, plus de compréhension, plus de discours... à la fin, seule la violence compte...
D'un pessimisme noir, le film a purement et simplement été banni en Grande-Bretagne! Merci mister dvd de nous permettre de le voir! ^^ lol
Pour moi, film culte!!
