Mulholland Drive (qui doit son nom à William Mulholland qui construisit l'aqueduc Los Angeles-Owens River) est la route hollywoodienne par excellence. Elle serpente en surplomb le bassin de Los Angeles et offre de nuit une vision à couper le souffle sur l'immensité de la cité des anges...
Etats-Unis / France 145 mn
Réalisateur : David Lynch
Scénario : David Lynch
Photographie : Peter Deming
Musique : Angelo Badalamenti
Interprètes : Naomi Watts, Jeannes Bates, Laura Harring, Scott Wulff, Robert Forster, Justin Theroux, Bent Briscoe, Maya Bond, Patrick Fischler, Michael Cooke, Bonnie Aarons, Michael J.Anderson, Ann Miller, ...
Prix de la mise en scène (ex-aequo avec The Barber de Joel Coen) au Festival de Cannes 2001
César du meilleur film étranger
Synopsis :
A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité...
Critique de "1001 Films" :
Les fans de David Lynch (les accros de Twin Peaks, en particulier) adorent à juste titre Mulholland Drive qui condense l'étrangeté, l'onirisme et le climat angoissant de cette série en un seul film. En fait, Mulholland Drive aurait dû être le pilote d'une nouvelle série télévisée. Après le tournage, on jugea trop onéreux de poursuivre la série. L'auteur-réalisateur filma donc quelques scènes additionnelles (dont une fin) et le distribua comme un long métrage de cinéma.
Et quel long métrage! D'une facture magnifique et quasi impossible à comprendre jusqu'à l'exaspération, il débute en montrant une très belle jeune femme (Laura Harring) arpentant Mulholland Drive en titubant après un accident de voiture, incapable de se rappeler qui elle est et ce qu'elle fait là. Elle s'introduit ensuite dans l'appartement de Betty Elms (Naomi Watts), qui décide de l'aider à retrouver son identité (l'inconnue dit s'appeler Rita en référence à Rita Hayworth). On semble ensuite passer de l'autre côté du miroir déformant de Lynch, où Betty est en fait une actrice du nom de Diane, tirant le diable par la queue, et la maîtresse d'une star du nom de Camilla (sosie de Rita). Camilla, pour sa part, se prépare à plaquer Diane pour un jeune réalisateur (Justin Theroux).
L'un des plaisirs de Mulholland Drive vient de ce que Lynch ne fournit pas toutes les réponses. La première partie du film est-elel un rêve que fait Diane à l'instant de mourir? Quelle histoire est réelle et laquelle ne l'est pas? De quoi se creuser la tête, même si Lynch a insinué que certains "petits cailloux" égrenés par la mise en scène pouvaient aider à la résolution de l'énigme : l'utilisation d'un abat-jour, par exemple, d'une clé (qui la donne et pourquoi?) et le lieu de l'accident. Pour un public à l'oeil pointu, il y a, paraît-il, deux indices de la vraie signification du film au tout début, avant même le générique.
Comme dans Eraserhead (1977), Blue Velvet (1986), Sailor et Lula (1990), Twin Peaks (le film de 1992, "prologue" de la série) et Lost Highway (1997), le brouillage des frontières entre le rêve et la réalité participe au charme et au trouble si puissants de Mulholland Drive. Certains spectateurs peuvent regretter que la fin ne résolve rien de ce qui l'a précédée mais la richesse visuelle des images de Lynch, la musique envoutante d'Angelo Badalamenti et le jeu remarquable des acteurs font plus que compenser une telle frustration. Il est intéressant de noter que Lynch emploie des actrices ayant figuré dans des soap operas (Laura Harring dans Sunset Beach, Melissa George et Naomi Watts dans Home and away). Naomi Watts, en particulier, est une vraie découverte dans le double rôle de Betty/Diane, jouant l'ingénue et la maîtresse jalouse avec la même conviction.
Un film superbe, captivant, énervant et éblouissant, le meilleur de Lynch depuis Blue Velvet.
Après pas mal de visions, je pense avoir plus ou moins compris l'histoire... ;-)
Mais comme je peux pas dévoiler ici, on en parlera la prochaine fois Chris! lol ;-) Tu me diras si je suis loin du compte ou si l'univers de Lynch m'est d'un coup plus accessible! ;-)
En tout cas, compris ou pas, j'ai adoré!!!
C'est grâce à ce film déjà que j'ai découvert Naomi Watts, qui a depuis confirmé tout le bien que je pensais d'elle dans 21 Grammes... ;-)
Merci à Mr. Lynch de lui avoir donné sa chance! :-))
Laura Harring m'a méchamment surprise aussi!! Moi qui avais l'habitude de gazer devant Sunset Beach, là chut! lol
Et l'intrigue...Mon Dieu, quel puzzle!!!! lol
Mais c'est tellement magnifique... ;-)
Site officiel
NB : Louwak m'a passé Eraserhead Chris... je vais me lancer... ;-)
Et Happy birthday my dear brother...c'était un chouette moyen de te rendre hommage avec ce film... ;-)
Etats-Unis / France 145 mn
Réalisateur : David Lynch
Scénario : David Lynch
Photographie : Peter Deming
Musique : Angelo Badalamenti
Interprètes : Naomi Watts, Jeannes Bates, Laura Harring, Scott Wulff, Robert Forster, Justin Theroux, Bent Briscoe, Maya Bond, Patrick Fischler, Michael Cooke, Bonnie Aarons, Michael J.Anderson, Ann Miller, ...
Prix de la mise en scène (ex-aequo avec The Barber de Joel Coen) au Festival de Cannes 2001
César du meilleur film étranger
Synopsis :
A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité...
Critique de "1001 Films" :
Les fans de David Lynch (les accros de Twin Peaks, en particulier) adorent à juste titre Mulholland Drive qui condense l'étrangeté, l'onirisme et le climat angoissant de cette série en un seul film. En fait, Mulholland Drive aurait dû être le pilote d'une nouvelle série télévisée. Après le tournage, on jugea trop onéreux de poursuivre la série. L'auteur-réalisateur filma donc quelques scènes additionnelles (dont une fin) et le distribua comme un long métrage de cinéma.
Et quel long métrage! D'une facture magnifique et quasi impossible à comprendre jusqu'à l'exaspération, il débute en montrant une très belle jeune femme (Laura Harring) arpentant Mulholland Drive en titubant après un accident de voiture, incapable de se rappeler qui elle est et ce qu'elle fait là. Elle s'introduit ensuite dans l'appartement de Betty Elms (Naomi Watts), qui décide de l'aider à retrouver son identité (l'inconnue dit s'appeler Rita en référence à Rita Hayworth). On semble ensuite passer de l'autre côté du miroir déformant de Lynch, où Betty est en fait une actrice du nom de Diane, tirant le diable par la queue, et la maîtresse d'une star du nom de Camilla (sosie de Rita). Camilla, pour sa part, se prépare à plaquer Diane pour un jeune réalisateur (Justin Theroux).
L'un des plaisirs de Mulholland Drive vient de ce que Lynch ne fournit pas toutes les réponses. La première partie du film est-elel un rêve que fait Diane à l'instant de mourir? Quelle histoire est réelle et laquelle ne l'est pas? De quoi se creuser la tête, même si Lynch a insinué que certains "petits cailloux" égrenés par la mise en scène pouvaient aider à la résolution de l'énigme : l'utilisation d'un abat-jour, par exemple, d'une clé (qui la donne et pourquoi?) et le lieu de l'accident. Pour un public à l'oeil pointu, il y a, paraît-il, deux indices de la vraie signification du film au tout début, avant même le générique.
Comme dans Eraserhead (1977), Blue Velvet (1986), Sailor et Lula (1990), Twin Peaks (le film de 1992, "prologue" de la série) et Lost Highway (1997), le brouillage des frontières entre le rêve et la réalité participe au charme et au trouble si puissants de Mulholland Drive. Certains spectateurs peuvent regretter que la fin ne résolve rien de ce qui l'a précédée mais la richesse visuelle des images de Lynch, la musique envoutante d'Angelo Badalamenti et le jeu remarquable des acteurs font plus que compenser une telle frustration. Il est intéressant de noter que Lynch emploie des actrices ayant figuré dans des soap operas (Laura Harring dans Sunset Beach, Melissa George et Naomi Watts dans Home and away). Naomi Watts, en particulier, est une vraie découverte dans le double rôle de Betty/Diane, jouant l'ingénue et la maîtresse jalouse avec la même conviction.
Un film superbe, captivant, énervant et éblouissant, le meilleur de Lynch depuis Blue Velvet.
Après pas mal de visions, je pense avoir plus ou moins compris l'histoire... ;-)
Mais comme je peux pas dévoiler ici, on en parlera la prochaine fois Chris! lol ;-) Tu me diras si je suis loin du compte ou si l'univers de Lynch m'est d'un coup plus accessible! ;-)
En tout cas, compris ou pas, j'ai adoré!!!
C'est grâce à ce film déjà que j'ai découvert Naomi Watts, qui a depuis confirmé tout le bien que je pensais d'elle dans 21 Grammes... ;-)
Merci à Mr. Lynch de lui avoir donné sa chance! :-))
Laura Harring m'a méchamment surprise aussi!! Moi qui avais l'habitude de gazer devant Sunset Beach, là chut! lol
Et l'intrigue...Mon Dieu, quel puzzle!!!! lol
Mais c'est tellement magnifique... ;-)
Site officiel
NB : Louwak m'a passé Eraserhead Chris... je vais me lancer... ;-)
Et Happy birthday my dear brother...c'était un chouette moyen de te rendre hommage avec ce film... ;-)
